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dimanche 9 juin 2019

Bucarest



Trois monastères, quarante églises, deux synagogues, 7 000 maisons, c’est ce qu’il aura fallu détruire du quartier le moins touché par le tremblement de terre de 1977, pour édifier à partir de 1984, le rêve fou d’un petit cordonnier monté à la capitale en 1929 et qui devint à partir de 1971, le dictateur psychopathe Nicolae CEAUSESCU, président de la Roumanie.
La construction, qui durera cinq ans, aura couté 40% du PIB du pays.


 Le palais Ceausescu

600 architectes et 20 000 ouvriers (dont des prisonniers) travaillent sur le chantier jour et nuit





Son épouse Eléna aide-laborantine bardée de titres universitaires bidons s’attribua plusieurs thèses scientifiques de chercheurs roumains. Quand elle présenta sa propre thèse sur les polymères qui fut refusée, elle fit emprisonner le jury de réception. Elle fut vice-première ministre de son mari et fit construire à proximité du palais, l’université des sciences dont elle fut la présidente.
Elena CEAUSESCU, était détentrice de 17 doctorats et 74 titres universitaires, honoris causa la plupart.
Mais la chance tourna en décembre 1989. Lors d’un rassemblement de masse exigé par Ceausescu pour montrer le soutien populaire au régime. La manifestation, diffusée en direct à la télévision, se transforma en une démonstration de protestation contre le régime. Le lendemain le couple maudit tenta de fuir la capitale en hélicoptère.
Ce dernier les abandonne dans une caserne à 50 km de Bucarest, où ils sont mis aux arrêts. Ils sont jugés expéditivement et fusillés sur le champ le 25 décembre. Leur tombe, longtemps restée anonyme, est aujourd’hui constamment couverte de fleurs, celles apportées par leurs fidèles indéfectibles, du « C’était mieux avant » !
Mais au fait qui a dit : « Quand un dictateur meurt, c’est une banque suisse qui dépose son bilan ? » Quelle banque suisse est tombée début 1990 ?

 Samedi dernier, une journée du vélo sponsorisée par Décathlon



Jeter un mégot en Roumanie vaut une amende de 300 lei (60 €)
Tu vois Marc, c'est moins pénalisant qu'à Paris !


L’écologie fait encore pale figure dans le pays. Hier des jeunes faisaient la collecte des mégots devant le « Palais Ceausescu ».

J'ai demandé le score de la liste des écolos aux élections européennes à des jeunes. Eh bien! 0%, il n’y avait pas de liste. Il reste encore un bout de chemin à parcourir.


De belles brasseries


Vers de bons plats


Nous avons bien aimé Bucarest, pour son ambiance, sa belle architecture restaurée, mais hélas bien des ruines encore, la cordialité des gens, sa bonne gastronomie. 
Mais  l’on a vite fait le tour du centre historique.





L'hôtel Novotel

 La hardiesse des architectes : un mélange d'ancien et de futuriste



Au nord il y a de grands espaces verts, c’est une partie résidentielle qui semble très agréable à vivre pour les privilégiés. Le reste de la périphérie, là où furent entre autres relogés les 70 000 déplacés de la colline devenue palais, est moins attrayante et garde prégnante le mitage de barres d’immeubles d’habitations d’une autre époque.
L’on peut vraiment imaginer, au vu du dynamisme évident de la ville, que Bucarest redeviendra un pôle majeur, telle qu’elle était dans l’entre-deux guerres.




Et nous avons retrouvé notre mariée triste de Kotor (voir le post du 27 mai dernier).


Elle avait retrouvé chaussure à son pied !



2 commentaires:

  1. Intéressant car on sait peu de Bucarest. Merci

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  2. J'ai peur même de penser à combien les voyages sont plus chers cette année. J'économise de l'argent avec https://www.ratingfx.com/instaforex mais je ne sais pas si j'arrive à maintenir mon voyage au même niveau que moi.

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