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mardi 30 août 2016

Vidéo des Highland games de Stirling

Pour clore l'édition 2016 de ces jeux exotiques et pluvieux, je vous envoie cette vidéo.
Pas de commentaire, je laisse parler les images.

À remarquer l'impassibilité, voire l'indifférence des Écossais, à une pluie qui n'a guère cessé de la journée.

jeudi 25 août 2016

Des monuments de la littérature





Walter SCOTT et William SHAKESPEARE
Sir Walter SCOTT (1771 - 1832)
William SHAKESPEARE (1564 - 1616)
Le premier écossais, admirait l’autre, anglais. Ils étaient nés à plus de 200 ans de différence. Tous les deux sont des monuments littéraires, comme HUGO, DANTE et GOETHE et quelques autres.
SHAKESPEARE vient en tête, pour avoir inspiré tous ces écrivains et reste d’une modernité qui continue de fasciner. Les adaptations modernes de certaines de ses nombreuses pièces n’ont rien d’anachroniques.
Sur notre chemin donc, et ce n’était pas un hasard, la maison de Walter SCOTT, près de Melrose dans les Marches écossaises et Stratford-upon-Avon, la ville de William SHAKESPEARE.
Abbotsford tout d'abord, la merveilleuse maison où Walter SCOTT passa la majorité de sa vie. Une maison fantaisiste et fabuleuse, un véritable cabinet de curiosités à la décoration superbe, au bord de la rivière Tweed qui l’a tant inspiré.
Abbotsford, la maison de Walter SCOTT
Elle nous a rappelé par son originalité, Hauteville house, la maison de Victor HUGO à Guernesey et son appartement de la place des Vosges. L’auteur, idolâtré par l’Ecosse (voir le Mémorial national écossais d’Edimbourg – dans un post précédent) y a réuni toutes ses passions et les éléments des romans historiques que l'on lui doit. C’est une visite intimiste et inspirée que nous avons faite, complétée  par ses splendides jardins.
 
La maison natale de William; dans le jardin on y déclame toujours du SHAKESPEARE
La maison familiale d'Anne HATHAWAY, femme de William SHAKESPEARE
Le ferme des PALMER, voisins des parents de William SHAKESPEARE
Stratford-sur-Avon, bien plus au sud (voir la carte) est à la mesure de William SHAKESPEARE, tout dédié à sa personne, sa famille et son œuvre. Cinq maisons où il vécut, sont transformées en musées, vivants des tirades d’acteurs pour certaines, remarquablement bien meublées d’objets et de documents, dans une muséographie parfaite. Le budget visite est douloureux : 23,50 livres le pass pour le grand tour, sans compter la belle église gothique où il fut baptisé et où il repose, avec sa famille, aux bords charmants de l’Avon.
Cette année est fêté le 400eme anniversaire de sa mort.
Un buste réalisé quelques années après sa mort,  est placé au dessus de sa sépulture dans la belle église Holy Trinity
 
Les rives de l'Avon
"L'éducation est importante, mais la bière l'est plus encore !"
 Comme quoi William SHAKESPEARE inspire encore...

Jean-Luc, le 23-08-2016

mercredi 24 août 2016

Les Highland games de Stirling



Tout l’été (profitant du beau temps !!!), se déroulent autour du pays les « Highland games », ou les clubs de sports se mesurent entre communes d’une même région.
Ceux de Stirling, sont dits fameux et les parrainages sont généralement à la mesure de leur notoriété. Le parrain, ou la marraine des jeux de Braemar par exemple, est généralement un membre de la famille royale, cette année c’était le prince Charles, venu en voisin depuis le château de Balmoral, la résidence royale d’Ecosse.
 Nous avions programmé ceux de Stirling, dans notre parcours, la marraine en était Lesley Paterson, triple championne du monde du triathlon, avec son mètre 53 toute mouillée. Et de la pluie nous en avons eue, la journée entière. La météo n’a en rien perturbé les épreuves, l’animateur quasi sosie de Nelson Montfort, y semblait totalement imperméable.
L'animateur imperturbable et imperméable, sous la pluie
Chaque jeu a ses concours particuliers. A Stirling les courses cyclistes sur l’herbe étaient très animées, avec ce rappel chauvin que les inventeurs de la bicyclette et du pneumatique étaient écossais ( respectivement Kirkpatrick Macmillan en 1839 et WilliamThomson de Stonehaven en 1846). Puis se déroulèrent pour les plus petits et les plus grands, les épreuves de courses à pieds mixtes, avec handicap selon l’âge. 
Concours de danses traditionnelles
Les filles, des petits bouts de choux de 3 – 4 ans aux adolescentes, se mesuraient en concours de danses traditionnelles.
Une « pipes and drums band », venaient de temps en temps remettre un peu de soleil dans le pré aux sons nasillards des cornemuses, mais rien n’y fit, les cordes continuaient à nous arroser.


L’ambiance était très agréable, amicale voire chaleureuse sous les parapluies et les coupe-vents. A notre étonnement pas mal de français dans l’assistance, dont un groupe d’Yvetot, présent dans le cadre d’un jumelage.
A mon enquête pour savoir pourquoi les britanniques avaient souvent deux chiens semblables (voir un post précédent), un écossais entre deux bières me répondit avec un grand sourire sous les moustaches qu’il y avait deux explications :
-          Tout d’abord en achetant deux chiens, il y avait une réduction sur le second…
-          Puis cela permettait aux deux chiens de discuter quand leurs maîtres étaient absents.
Je ne suis toujours pas convaincu de la pertinence des réponses, à suivre ...
Les épreuves les plus intéressantes sont au programme de fin d’après-midi, évitant que les spectateurs partent sans avoir consommé au moins quelques pintes de bière en plus, et des sandwichs de venaisons (viande cerf), chips et haggis (panse de brebis farcie).
Les costauds, très costauds du coin, avec leurs kilts aux tartans couleurs de leurs clans d’origine, se mesurent tout d’abord au lancer de boulet, puis au marteau, ensuite au lancer de masses de 10 – 12 kilos et clou du spectacle au lancer de tronc d’arbre (tronc de sapin de 6 m de long et de 60 kg)...  Impressionnant ! Les candidats n’utilisent qu’un seul et même engin que le concurrent suivant va récupérer et ainsi de suite, ce qui rend le concours équitable.
Et de un, ...

et de deux, ...
et de trois !
D’autres Highland games, comportent également des concours de tirs à la corde, des lancers de pierres, et des épreuves de lutte … bien souvent je pense, dans la boue.
 
De mémoire de vache écossaise on avait jamais vu d'été aussi pourri, sauf au temps du Déluge.
Jean-Luc, le 21-08-2016

samedi 20 août 2016

Edimbourg

Le château



Capitale un peu sombre de l’Ecosse, Édimbourg ressemble en ce moment à une grande fête foraine. Cette ambiance un brin déjanté serait particulière à cette période de Festival parait-il.
Le soleil est revenu, les rues sont bondées de badauds aux tenues plus ou moins extravagantes, sans parler des kilts portés encore un peu. Les pelouses de Princess street gardens se couvrent de familles à l’heure du goûter des enfants en uniformes, rentrant de l’école et d’amoureux qui ne comptent pas leur temps.
Princess street gardens
 Pourtant la remise à l’heure se fait chaque jour depuis le château. A treize heures pile, un coup de canon y est donné et tout le monde remet sa montre à l’heure. Les navires au mouillage, où au large dans le Firth of Forth pouvaient ainsi jadis avant les satellites régler l’heure des horloges de bord, leur permettant ainsi de faire un point précis au large.
A 13 heures l'on remet les pendules à l'heure
Je n’ai pas retrouvé le poste de police près du château qui, avec mes copains nous avait hébergé en 1969, alors que dehors tombaient des cordes et où, sur notre insistance, l’officier avait accepté de nous « boucler » dans la cellule de dégrisement. L’on nous avait libéré le matin, avec les excuses du « bobby », de ne pas pouvoir nous offrir le « breakfast ».
Et pourtant rappelez-vous les copains c'était par là !
Le mémorial national rend hommage à Walter Scott, le poète
 A la National Gallery, je tenais à voir et pour vous montrer le tableau de 1647 de Nicolas Poussin "Le sacrement de l'Ordination", dont une copie est accrochée dans le transept sud de l'église Saint-Jean-Baptiste de La Ménitré:
 


 Belle découverte ce matin de la fabuleuse Rosslyn chapel à une dizaine de miles au sud de la capitale. Le site repris dans le texte du Da Vinci code, comme un lieu d’énigmes que les passionnés ne manquent pas de venir décrypter. L’architecture est une sublimation de la sculpture, de personnages comme de motifs végétaux et maçonniques aussi semble-t-il.
Rosselyn Chapel
 D’énigmes, nous en retenons une : celle de la représentation de frises en blé d’Inde (ou d’Amérique), sculptées cinquante ans avant la découverte de Christophe Colomb …
Voilà donc notre carte postale d’Édimbourg.
Au départ de notre  carte, Stonehaven et à quelques km par le sentier côtier la ruine emblématique des combats pour l'Ecosse depuis le XIIIème siècle, le château de Dunnottar, inaccessible aux assaillants, à 50m au dessus de la mer.
  
Jean-Luc, le 19-08-2016