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mardi 9 août 2016

Glasgow, morne capitale économique de l'Écosse


     Nous  décidons de consacrer une journée entière à la découverte de la ville.
Il y a 47 ans j’avais trouvé Glasgow froide et pluvieuse, aujourd’hui elle est douce et ensoleillée ; le réchauffement climatique est bien engagé. (Rosita me fait remarquer que ma conclusion est fort mal à propos…). Le phénomène est pourtant d’importance pour les sans abris et SDF dont le nombre surprend dans cette ville : ils auront moins froid.
La Grande-Bretagne souffre  d’un chômage certes moins élevé que chez nous, mais les emplois précaires (temps très partiels, contrat zéro heure, etc..) sont nombreux, créant une misère qui transpire dans les quartiers oubliés, dans la rue et dans les magasins « low cost ».
L'industrie des chemins de fer au temps de sa splendeur
 La protection sociale à la française, malgré sont délitement progressif et programmé par certain(e) politique, évite les ventes d’une charité qui ici semblent affranchir trop facilement les consciences coupables, les problèmes n’étant pas résolus à leurs sources.
Pour en finir avec mon volet social, Glasgow étant le lieu approprié à ce sujet, j’en viens au Brexit (mot qui va intégrer sans doute les éditions 2017 des dictionnaires de nos deux langues au moins). En Angleterre lors d’une discussion avec un costaud d’un camping plutôt populaire, l’on m’a fait comprendre qu’il était temps de se débarrasser des dictats de Bruxelles. L’aspect économique de ce tremblement de terre était le cadet de ses soucis ; les riches en auront les solutions !
En Écosse par contre, c’est le sujet de la presse et de BBC radio Scotland. Un économiste disait hier que le Brexit couterait à la Grande-Bretagne en 2016, 2 points de déficit et 250 000 chômeurs en plus. Et rien ne permet encore de mesurer l’impact sur les années à venir. Le monde de l’immobilier s’affole de la dévalorisation de ses m² et de la difficulté de pouvoir investir en France par exemple, où il sera de plus en plus difficile de vivre avec des retraites dévaluées de 15 à 20%. La chambre des Lords vient de demander un nouveau référendum et les Écossais s’organisent pour sortir du Royaume.

Un immeuble signé Mackintosh
Glasgow, une ville plutôt verticale, que nous avons arpenté de longues heures, l’architecture et l’urbanisme mérite bien une telle visite. Les rues sont organisées de manière orthogonale comme à New-York-City (et dirais-je aussi à La Ménitré ?). De nombreux bâtiments sont l’œuvre de Charles-R.Mackintosh, architecte de génie qui a marqué sa ville, comme dans ce même style « modern art », Gaudi à Barcelone. La pierre rouge de ses immeubles donne une petite variante au nuancier sombre et crasseux. Malheureusement, hormis quelques musées, dont le Kelvingrove art gallery rassemblant une collection fabuleuse et hétéroclite d’objets et de toiles (un Christ étonnant de Dali représenté en contre plongée par exemple), les curiosités sont peu nombreuses et distantes les unes des autres.

Christ de Saint Jean de la Croix, par Dali, au Kelvingrove art gallery
de Paul SIGNAC (1889) un lieu qui nous est cher pour y avoir habité onze ans : Herblay (95)

Voila pour notre carte postale de Glasgow, écrite le surlendemain, sous une pluie tenace.

Jean-Luc, le 08-08-2016

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