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vendredi 12 août 2016

L’Écosse des Highlands



L’Écosse offre bien des aspects différents, mais les plus attachants sont à mon humble avis, comme les plus beaux à visiter : les Highlands, ses îles, ses « glens » (vallées), ses« bens » (montagnes) et ses « lochs » (lacs et fjords). S’y mêlent là encore, l’histoire souvent tragique du pays, ses légendes et les mystères de ses grands espaces bruissant aux vents, comme de ses mille  cascades.
Ces musiques naturelles, ces cris de batailles, comme ces appels répétés à la liberté et à l’indépendance, auront sans doute données les teintes nostalgiques de sa musique, aussi nuancée que les couleurs des tartans de ses différents clans. J’ai là aussi une pensée émue pour mon ami Peter, écossais jusqu’au fond du cœur, du clan des Mac Gregor si je me souviens bien, décédé il y a cinq ans. Nous pensons très fort à Whada son épouse, à Glen son fils et à sa petite famille.
 
Le port d'Inveraray
En cette fin d’été et à ces latitudes septentrionales, la lumière du soir est rasante. Mais elle est d’autant plus précieuse et remarquable, qu’elle se fait rare les 300 jours de pluie que connait l'Ecosse.
 
Loch, ben et glen de bruyère en d'immenses perspectives
 
Le chateau de Stalker, inaccessible fief des Stuart

Nous ne nous décourageons pas de tant d’eau en si peu de jours et nous poursuivons des routes qui n’en finissent pas de tourner, sans jamais en voir le bout.
 Aujourd’hui deux points particuliers : Glenfinnan et les ruines du château d’Urquart
GLENFINNAN : le lieu est doublement mythique.
Tout d’abord celui du retour des Stuart en terre d’Écosse en 1785 à la reconquête du royaume perdu. Je n’ai pas été sans penser au grand tableau de la bibliothèque du château de Serrant, près de chez nous, représentant Jacques III, prétendant à la couronne d’Angleterre comme d’Écosse et le comte de Walsh seigneur des lieux.  
La colonne de Glenfinnan
 
Même sous la pluie, la tenue s'impose pour les fidèles
Un monument, vénéré par les indépendantistes présents dans leurs tenues traditionnelles, y est élevé à la mémoire de cette deuxième tentative de soulèvement de 1785, par Bonnie Prince Charlie Stuart, prétendant d’alors (tentative échouée elle aussi), et aux highlanders victimes de ces combats.
Seconde raison de pèlerinage, pour les plus jeunes, le viaduc en toile de fond, où deux fois par jour passe le train à vapeur qui emmène  Harry Potter dans trois volets de ses romans, le train des Jacobites.
 
Le viaduc du train des Jacobites
Le château d’URQUART :
Des ruines dont la silhouette revient souvent dans l’iconographie écossaise et pour cause elle borde le loch Ness. Ses eaux alentours habiteraient Nessie, le fameux monstre marin qui refait sa réapparition de temps en temps, pour mieux relancer le tourisme en Écosse.
Nous avons bien scruté les horizons pluvieux de ce grand loch cet après midi, mais rien ne nous a vraiment frappé, pas même une risée d’eau. En 1969, le chauffeur qui me fit longer cette rive m’avait donné un conseil précieux : « Si tu veux le voir, il te faut d’abord avaler cul sec au moins dix whiskies, tôt le matin. Ensuite mets-toi prés des ruines du château d’Urquart et tu as des chances de l’apercevoir ! »

  
Parfois, par temps clair, Nessie rode...
Jean-Luc, le 10-08-2016

1 commentaire:

  1. Que d'eau, que d'eau, en Anjou les restrictions sont en place, la Loire cote -0.51 m à Saumur
    A bientôt

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