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lundi 7 mai 2018

"Hiroshima, mon amour"


     Nous voilà d’un coup de Shinkansen (l’équivalent et prédécesseur de notre TGV), propulsé en 50 minutes, 200 km plus loin, à Hiroshima.

 L'entrée en gare

     Au départ de la gare de la petite ville de Kurosaki, nous assistons à une manifestation incroyable pour nous. Des ouvriers du chantier voisin, un groupe de collégiennes, des employés de la gare et des sociétés voisines, des policiers, etc, font une haie d’honneur aux passagers à l’entrée, souhaitant comme nous l'expliquait un policier, une bonne reprise du travail et bon courage après cette semaine de congés (la Golden week), à grand renfort de salutations et de courbettes coordonnées.

 Vision de gare...

     Nous arrivons dans cette ville symbole, de plus de d’un million d’habitants aujourd’hui, surpris de voir autant d’Européens (ou d’Américains), des touristes et des voyageurs bien entendu.

     Dans « Hiroshima mon amour », le film culte d’Alain RESNAIS en 1959, vieux souvenir du ciné-club du lycée (n’est-ce pas les copains), le leitmotiv répété de l’acteur japonais à la jeune française qui arrive à Hiroshima après la catastrophe est : « Mais tu n’as rien vu d’Hiroshima ! ».
     La dévastation de la ville d’alors et les souffrances des Hiroshimiens, étaient de l’ordre du cauchemar, aujourd’hui ce n’est plus qu’un grand parc du souvenirs et des monuments et musées commémoratifs.
     Les lieux méritent quelque attention et tous les pacifistes du Monde souhaitent y venir un jour ; nous en sommes, quelle chance dans une vie.

     Rappelons-nous : Le 6 août 1945 le bombardier américain B-29, baptisé Enola GAY (du nom de la mère du pilote), larguait en début de matinée une bombe atomique de 15 kilotonnes, nommée Little boy.
     C’était une bombinette comparativement à aujourd’hui, où la moindre bombe nucléaire serait 2 000, voire 3 000 fois plus puissante (la plus grosse bombe expérimentée par l’U.R.S.S.). Une seule des bombes nucléaires d’aujourd’hui, explosant au centre de la France, transformerait le pays en parking de supermarché, … les clients en moins me dit d’ajouter Rosita.

     Little boy explose à 500 mètres du sol, à la verticale d’un hôpital, faisant instantanément 75 000 morts. Dans la semaine qui suit, il faut y ajouter 50 000 décès supplémentaires.
     Le nombre total est estimé de 175 000 à 250 000 morts, la ville est rasée et il ne resta aucune trace des habitants situés à moins de 500 mètres du lieu de l'explosion.

     Nagasaki, sur l’île de Kyushu, sera la seconde folie des américains, qui y largueront trois jours après, une bombe au plutonium de 21 kilotonnes, n’y faisant « que 35 000 morts ».

 Le dôme de Genbaku est l'un des rares édifices qui a survécu à l’explosion.
 À l’origine hall d’exposition pour la promotion de l’Industrie de la préfecture d’Hiroshima, 
les ruines du bâtiment tiennent aujourd’hui le rôle de Mémorial de la paix

Le cénotaphe des victimes, le dôme de Genbaku au loin,
et entre, la flamme du souvenir.
Elle ne sera éteinte, que le jour où plus aucune bombe atomique,
ne sera opérationnelle dans le Monde.

     L'on sait moins et nous le découvrons durant cette visite, dix-sept autres petites bombes atomiques (des picknets) furent lancées dans les bombardements que les américains firent durant juillet sur les villes japonaises.
   
    Ces deux bombes sur Hiroshima et Nagasaki, étaient inutiles à la fin de cette Seconde Guerre Mondiale. L’on sait depuis, que l’armée japonaise était acculée à la défaite, même si le gouvernement nippon avaint rejeté les conditions de l’ultimatum de la conférence de Potsdam de juillet 1945.
     Les U.S.A. ont voulu en faire un laboratoire d’essais réels, une démonstration de leur supériorité et de leur arrogance, de leur suprématie à l’égard de l’U.R.S.S.
     Pour nous, avoir la chance de venir nous recueillir à Hiroshima, est du même ordre que nos visites d’Auschwitz-Birkenau et de Bergen-Belsen.
       


     Sachant que le stock actuel d’ogives et de bombes nucléaires, de la taille décrite plus haut, serait de l’ordre de 14 000 unités (il a atteint 70 000, avant les accords de dénucléarisation), il est impératif de revendiquer la dénucléarisation totale de la planète. Le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) a été signé depuis 1968, par la plupart des pays, sauf Israël, l’Iran, l’Inde, le Pakistan, le Sud Soudan ( ?) et bien entendu la Corée du Nord.





 Aujourd'hui et sous la pluie, des groupes de collégiennes en uniformes, viennent écouter
 avec une attention remarquable, les commentaires des guides.

1 commentaire:

  1. Bonjour Jean-Luc et Rosita,
    Didier m'a expliqué comment laisser un message sur votre blog, alors j'essaie.... Voici donc un petit coucou ménitréen pour vous dire que tout va bien. L'ami Gribouille est fidèle à notre rendez-vous du soir, je le vois presque tous les jours. Il ne se laisse pas approcher, mais je vois qu'il va bien (je l'entends surtout!) et je peux vérifier que la chatière fonctionne.
    Grâce à vous, nous avons l'impression de voyager. Continuez à nous faire découvrir de nouveaux horizons!
    A bientôt.
    Michèle et Bernard

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