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lundi 20 mai 2019

Impressions passagères ...




Au dernier post, nous étions les pieds dans la neige. Heureusement, nous ne sommes pas restés figés là. Néanmoins la météo qui nous accompagne reste morose pour qui rêve de soleil et de côte Adriatique … mais ça viendra.
Nous avons néanmoins un peu la chance de passer entre les gouttes. L’état du ciel est actuellement un vrai sujet de conversation avec les gens rencontrés. Un habitant de Nin rencontré ce matin, nous disait que le week-end passé, une tempête avec des vents à 140 miles à l’heure (il avait vécu 41 ans aux U.S.A.) avait ravagé les arbres fruitiers, les vignes et les figuiers. Du jamais vu de mémoire d’homme d’aujourd’hui.
Nous avons donc fait vendredi 17, un saut dans le Tyrol oriental autrichien. Les villages comme les prairies et champs alentours, y sont toujours bien rangés d’un ordre bien germanique et l’on s’attendrait presque à voir surgir entre deux vallées un autochtone vêtu de sa lederhose … ça existe encore !
Rentrés en Slovénie, nous retrouvons par compte ces soupçons qui faisaient l’occupation des camarades du Pacte de Varsovie : vérification d’identité à l’appui. Il va falloir s’en faire une raison, avant d’aller boire une bière à Munich, dans plus d’un mois.
Nos camarades européens de ce côté du rideau de fer, ont été biberonnés pendant 70 ans à une vie bien réglée et sécurisée, tant pis pour les libertés et la liberté d’expression. Ils y ont intégré des gènes de super fonctionnaires, plutôt que d’entreprenants. L’on comprend mieux aujourd’hui, leur propension au populisme et à ses variantes accessoires. En deux mots, en Slovénie un peu, en Croatie un peu plus, l’accueil, le sourire et l’environnement font défaut.
En Slovénie, un arrêt dans l’un des dits « plus beaux villages » du pays : Skofja Loka. Est-ce le temps gris, la tristesse apparente des indigènes, ou d’autres sentiments insondables du voyageur … eh bien non nous n’avons pas vraiment été enthousiasmés !


 Skofja Loka en Slovénie


Notre descente le long de la frontière serbe, est venue étayer nos intuitions, nous ramenant à l’histoire récente de cette région : les guerres entre frères ennemis yougoslaves des années 1990, celle que l’on nomme ici, la dernière guerre.
Les combats entre Serbes et Croates, laissent encore apparaitre, plus que des stigmates.

 Bâtiment mitraillé à Zadar, comme pour se souvenir des pires moments


Nous y voyons beaucoup de maisons éventrées, des villages vides, des chantiers de bâtiments abandonnés, des champs où le taillis a repris ses droits. Et pourtant c’était il y a 25 ans !
Heureusement, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le centre de la Croatie se caractérise par une géographie et une géologie particulière : beaucoup d’eau, sur des roches de travertin et de schiste mêlées.
Tout cela pour arriver au magnifique site de Plitvice.
Ce sera l’objet d’une prochaine lettre.

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