Translate

jeudi 18 mai 2017

Inspiré, ou pas ...



Nous avons quitté la France à la sortie nord de Sarreguemines. Marine ne nous aura au moins pas volé, ce plaisir immense d’ignorer les frontières. Il s’en est fallu de peu ces derniers jours.
Nous avons donc parcouru les belles collines du Palatinat et ses bourgs viticoles, si semblables dans leur architecture et leur quiétude à ceux de leurs cousins de l’Alsace voisine. Le soleil nous accompagnant, il ne manquait que le parfum du Riesling pour toucher à une forme du bonheur. Inspiré donc !
Après plus d’une quinzaine de voyages en Allemagne (dont une année non volontaire de service militaire), il me reste encore des noms de villes et de petites régions, qui résonnent dans ma tête, avec des désirs persistants de découvertes. Le pays regorge de trésors.
Sur notre itinéraire du jour, une ville m’intéressait à découvrir : Spire.
Une belle ville assurément, baignées de soleil, celui des premiers beaux jours. Nous avons l’impression que tout le monde est dans la rue aux terrasses des cafés, en promenades, sourires aux lèvres et chiens en laisse.
La ville s’organise autour d’une grande rue. Le vieux quartier est délimité par une grosse tour-porche dite de l’horloge et 700m plus loin dans la même perspective, par la cathédrale « impériale » (excusez du peu !)
 Eh bien non, après avoir bien soufflé tout ce long parcours, je n’ai plus trouvé l’inspiration dans cette gigantesque bâtisse à la nef austère et minérale et moins encore dans l’immense crypte froide et ses tombeaux figés à jamais.
Comment trouver là l’inspiration, ne serait-ce même qu’une once aspiration vers l’au-delà. De mon humble avis, Dieu ne se montre pas très avenant dans pareil édifice, où l’on officie pourtant depuis près de 1 000 ans !
In..spire, ou pas !
 Non vraiment Spire m’a coupé le souffle en ne me laissant que la première syllabe de ma respiration.
Maison natale de J-S. BACH à Eisenach
 Aujourd’hui 18 mai nous voilà près d’Eisenach, ville natale du maître Jean-Sébastien Bach. Nous avons visité sa maison et le musée qui y est aménagé. Rosita a trouvé l’endroit assez froid, personnellement il m’a bien inspiré … La maison aura été ruinée par un incendie, suite aux bombardements de 1945, elle fut réhabilitée très rapidement à sa libération par les américains, juste avant que les russes intègrent la ville à la R.D.A.
Pour moi le maître absolu de la musique (1685-1750)
 Hier nous avons consacré une journée entière à la belle et vivante ville d’Heidelberg sur la rive du Neckar. Contrairement à beaucoup de villes, Heidelberg a échappé aux bombes alliées. Seul le château de grès rouge qui domine la ville, présente des tours et des murailles éventrées et explosées par les troupes de Louis XIV… A chaque époque ses misères.
Le château Renaissance
 
Une œuvre française des soudards de Louis XIV


 Jean-Luc, le 18-05-2017

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire