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mardi 12 juillet 2016

Hier, nous étions en 1247



Commencé en 1228, le chantier fou de construction d’un château-fort de type philippien, durera bien 25 ans pour arriver à son terme.
Hier nous étions donc sur le site, visitant l’année 1247 du calendrier guédelonien ; un vrai voyage dans le temps !
Nous y étions venus il y a six ans. Les travaux avancent remarquablement et déjà la patine du temps se fait sentir sur les maçonneries que nous avions trouvées bien neuves en 2010.
Si vous vous perdez au hasard de cette belle campagne bourguignonne de Puisaye, le pays de Colette, ou si vous y allez intentionnellement, alors vous serez étonné de l’ouvrage en cours.
Cinquante salariés et deux à trois cents volontaires, jeunes, retraités, volontaires le temps d’un stage de bâtiment pur, s’ingénient avec les méthodes du XIIIème siècle, à construire ce déjà beau monument.
Le site choisi pour ce château à l’histoire et aux personnages totalement imaginaires, rassemblait les matériaux de base nécessaires : une carrière de grès pour les pierres, la terre d’argile et pour le sable ferrifère de surcroit, une forêt de chênes et de l’eau.  Seules les pierres de taille calcaire ont dues être apportées d’une carrière proche et la chaux est de fabrication industrielle. Les éléments de sécurité sont contemporains de nos normes drastiques : casques, chaussures de sécurité et cordes de levage.


Sinon aucune énergie électrique, ni moyens ou outillages modernes, sont admis sur le site.
 Les outils et les éléments métalliques sont forgés sur place, à partir du minerai de fer de la carrière, mais complété néanmoins de billettes de fer brut du commerce, pour compléter les besoins. Les forgerons et taillandiers sont à l’ouvrage.
Les éléments de charpente et les outillages, allant de la charrette du cheval, des cages d’écureuil pour monter les charges, les brouettes et manches d’outils, sont l’affaire des charpentiers.
Les cordages courants sont également réalisés sur place, comme les tuiles et les carrelages.
Les teintures naturelles sont extraites des cultures réalisées sur place, venant colorer les biaudes et les badigeons.
Le projet se veut autarcique au maximum. Sur place sont élevés cochons, oies, poules, ânes et le moulin existant restauré produit de la farine panifiable. Mais sont-ils suffisants pour nourrir tout ce monde, les 300 000 visiteurs /an compris ?
Difficile de tout résumer, mais il faut aller voir pour se rendre compte de cette belle aventure. Nous restons émerveillés par la tâche colossale des tailleurs de pierre.
Mais dépêchez-vous, la construction risque d’être achevée en 2025 !

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