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lundi 10 juillet 2017

Amsterdam


Le vendredi 30 juin vers 17 heures, nous arrivions Van Ostadestraat, chez Thomas et Géraldine.
Le sentiment est particulier, celui d'avoir terminé notre voyage.
Amsterdam est pour nous un port d'attache, nous nous y rendons deux fois par an pour rendre visite à nos enfants.
Hormis cet intérêt, Amsterdam est un endroit singulier. Singulier par son urbanisme, son ambiance et par sa charge historique. Nous nous y sentons bien et réflexion faite avec Rosita, c'est la capitale européenne que nous préférons, avant Berlin, Paris et Londres. Et je ne pense pas que les capitales des cinq pays nous restant à arpenter sur notre vieux continent : Tirana, Bucarest, Minsk, Kiev et Chisinau, viendront détrôner notre hit parade.

Amsterdam, ce sont ces vieux immeubles qui longent des canaux immuables depuis plus de cinq siècles, à l'image des tableaux de l'Age d'Or de la peinture flamande.


Les canaux parties intégrantes de la ville, sont des lieux de convivialité et de joies de vivre
Canaux, vélos, boulot, dodo ...
Une ville dynamique et commerçante depuis des siècles
Amsterdam, c'est la capitale du pays du vélo, dont le nombre est devenu un vrai problème de circulation et de ... stationnement.
Pour 800 000 habitants, l'on en compte environ 500 000 qui envahissent quotidiennement la ville. Le parking (à vélos s'entend...) de la gare, en compte plus de 10 000. Reste le soir à retrouver le sien.
Les vélos occupent l'espace

Stationnement sur une péniche près de la gare
Amsterdam, c'est aussi la capitale de l'autre pays du fromage, la chanson de Jacques BREL, etc .., tout cela à environ 800 km de l'Anjou.

Stand de fromage au marché
La Hollande c'est aussi le pays des tulipes (au mois d'avril-mai) et des moulins.




S'il est une maison de la tolérance à Amsterdam, elle ne se trouve pas dans le quartier chaud, où les prostituées tiennent vitrines. Non elle est au bord du canal Prisen Gracht. C'est la maison d'Anne FRANK.
Dans l'annexe de la maison, elle écrivit durant ses deux années de vie recluse, un émouvant journal sur 300 pages de cahier. Elles y furent retrouvées après la guerre, par Otto son père, seul survivant de la famille. C'est le "Journal d'Anne Frank", traduit ensuite en plus de 150 langues, que nous nous devons tous d'avoir lu.


Anne Frank
Cette petite fille de 15 ans, cachée avec sa famille à partir de 1942 est arrêtée avec ses parents, son frère et sa sœur Margot le 4 aout 1944.
Le 3 septembre 1944 le groupe est déporté avec ce qui fut le dernier convoi du camp de regroupement hollandais de Westerbork, pour le camp d'extermination d'Auschwitz. Ils y arrivent dans la nuit du 5 au 6 septembre 1944.
En octobre 1944, les nazis regroupent à Bergen-Belsen, les prisonniers des camps menacés d'être libérés par les alliés et les Soviétiques.
Elle y mourut en mars 1945, quelques semaines après sa sœur, du typhus, de malnutrition et des mauvais traitements infligés par les nazis.

La visite de cette maison, encore une maison d'écrivain des plus émouvantes, se fait dans une ambiance que l'on n'oublie pas. Le nombre de visiteur étant volontairement restreint, (d'où d'interminables files d'attentes), il faut beaucoup de patience pour accéder aux petites pièces de l'étage et du grenier, cachettes condamnées alors par une bibliothèque.
De longues files d'attentes devant la maison des FRANK
En 2011, nous pensions aller à Bergen-Belsen, après un voyage aux Pays-Bas, mais notre programme ne nous l'avait pas permis. Cette année dans cette traversée de l'Allemagne, dont je vous parlais dans l'article précédent, nous avons réparé ce manque.
C'était le 29 juin, la veille de la disparition, de Madame Simone VEIL, elle aussi transférée d'Auchwitz-Birkenau à Bergen-Belsen début 1945.
Le camp fut libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945.

Seuls quelques stèles et un centre d'information très documenté, marque le site du camp, dans une grande clairière, à 70 kilomètres d'Hanovre, au centre-nprd de l'Allemagne.  
Dont celle en souvenir d'Anne et de Margot
Environ 70 000 personnes ont trouvé la mort à Bergen-Belsen, dont 20 000 prisonniers soviétiques.
Simone VEIL rappelait que la moitié des juifs français, ont échappé aux rafles et à la déportation, en grande partie grâce à la solidarité des français. Elle ajoutait qu'aux Pays-Bas, 95% des personnes arrêtées, l'ont été par dénonciations ...

Est-ce dans un souci de réparation coupable, que l'on trouve aujourd'hui devant les pas-de-portes d'Amsterdam, ces plaques, plus ou moins nettoyées, rappelant les domiciles de ceux qui ne revinrent jamais ?

1 commentaire:

  1. Merci pour cet article. Je pense aussi que voyager est le meilleur moyen d'ouvrir son esprit et de vivre une nouvelle expérience. J'adore aussi voyager et je voulais aller en Italie cet été. Malheureusement, je ne pourrai pas le faire en raison d'une grave situation de coronavirus. Alors maintenant je travaille avec instaforex review plate-forme pour économiser suffisamment d'argent pour le prochain voyage.

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