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dimanche 28 mai 2017

Ca-y-est la pellicule est développée !

Je vous avais promis un rattrapage de photos, alors rien que des photos...


A Varsovie, un mémorial négligé aux victimes du ghetto... et il faut le trouver !
 C'est tout ce qui reste, hormis le musée. Le théâtre juif est actuellement en destruction, où en reconstruction ?




En Mazurie au nord de la Pologne, une magnifique église baroque... le sanctuaire de Swieta Lipka




Le plaisir d'admirer un tel décor baroque italien
Etape déjeuner


La très belle cathédrale de Kaunas, ancienne capitale de Lituanie

De la bière par 4 litres, mais pas pour nous ...
Le château de Trakaï, un beau site du sud de la Lituanie
La cathédrale de Vilnius

Vilnius, encore une beauté d'architecture baroque : St Nicolas

et de belles échappées
Une assiduité aux offices du matin comme du soir

Au marché, fraises et grosses cerises




mur peint à Vilnius
Vilnius, notre installation
Dimanche en costume traditionnel

vendredi 26 mai 2017

Cette route du nord-est

Parcours polonais



Nous entrons aujourd’hui en Lituanie, avec la sensation d’emprunter une route qui a irrigué dans les deux sens bien des espoirs conquérants, comme pour nous c’est une destination nouvelle et inconnue.
De l’est vers l’ouest, ce sont les hordes barbares d’hier et les 35 tonnes aujourd’hui.
De l’ouest vers l’est, c’est l’ambition des conquérants : Napoléon, Hitler et l’inconnu espoir des juifs vers Pitchipoï.
Mais toujours dans les deux sens ce furent des drames et des souffrances inimaginables.
Mais revenons sur notre route depuis Varsovie.
Nous avons quitté la grande route vers le nord-est, comme la Grande Armée fin 1806, à la recherche de traces, quelques monuments, des batailles de Pultusk et Golymin. Rien qu’une campagne rase, comme nous la rencontrons depuis Poznan, couverte de colza en fleur et de prairies.
Les villages et les fermes isolées sentent une certaine désolation et beaucoup de tristesse. L’on ne nous sourit pas malgré nos politesses. Les petites villes accrochées aux grands axes routiers, ont pour urbanisme des barres de logements collectifs, peu de maisons individuelles. Ce fut précédemment le cas en Saxe (ex-RDA) la semaine dernière.
Puis, enfin une jolie région de lacs et de forêt : la Mazurie. Nous y sommes restés deux nuits, en pleine forêt et avons parcouru la région toute la journée d’hier (vélo et voiture), au soleil dans une belle nature.
Pour ceux qui ont lu « Outre-terre » de Jean-Paul Kauffmann, aller sur les sites des batailles d’Eylau et de Friedland, était tentant. Nous en étions, comment dire, à une portée de canon.
Malheureusement ils sont dans l’enclave russe de Kaliningrad et l’accès est verrouillé par des conditions exigeantes de visas et d’importation temporaire du véhicule ; une montagne administrative qui suffit à décourager.
Ainsi se termine notre parcours polonais. Nous y aurons préféré les paysages du sud des Carpates et de la Petite Pologne, découverts en 1999.
Nous voilà donc arrivés, pour cet après midi et la nuit à Kaunas, ancienne capitale de Lituanie et qui ne manque pas de charme, entre ses rues pavées et ses façades défraîchies.
Désolé, pas de photo dans ce post, la pellicule n’est pas développée, mais ce sera pour la prochaine page.
Jean-Luc ce 26 mai

jeudi 25 mai 2017

Aux grands Français, la Pologne reconnaissante



Nous arrivons par un bel après-midi de soleil à Varsovie. Je retrouve quelques repères, des deux semaines que j’y avais passé en 1991, missionné par mon entreprise d’alors, pour une première prospection commerciale. La Pologne s’ouvrait toute nouvelle à l’économie de marché, avec bien des maladresses et des insuffisances de moyens, mais tellement l’envie d’entreprendre. Ce fut pour moi une belle expérience, positive sur bien des aspects. Mais c’est une autre histoire…

A gauche la tour Staline, aujourd'hui musée des sciences
 Aujourd’hui, ce sont les tours les plus audacieuses qui viennent défier la vieille tour "Staline", cadeau du protecteur d'antan et longtemps fierté nationale.

En 91, l’on m’avait découragé de prendre mes rendez-vous par téléphone (quasi toujours hors service) et conseillé de rencontrer mes contacts à l’improviste. Mais avec les difficultés linguistiques que l’on imagine. Il aurait fallu être russophone pour bien faire, le polonais restant pour moi un langage hermétique. Mes interlocuteurs faisaient venir de je ne sais où, leurs relations personnelles francophones ou anglophones et l’on se débrouillait tant bien que mal.
Aujourd’hui, trois péripatéticiens sur cinq, ou un chauffeur sur deux, évoluent en parlant seuls aux micros de leurs smartphones (de marque ALOW d’ailleurs), bien décideurs de leurs devenirs.
Nous descendons du bus au rond-point Charles de Gaulle, à l’ombre imposante de sa statue de bronze, tout en pieds… la Pologne reconnaissante…, d’avoir entre autres, accueillit en 1939 son gouvernement en déroute à … Angers, dans cet hôtel particulier aujourd’hui disparu, à l’angle du boulevard Foch et du boulevard du roi René et au château de Pignerolles.

La statue, place des insurgés

Plus loin place des Insurgés, s’impose un buste de Napoléon Ier, inauguré en 2011 et venant reprendre la place du précédent fondu par les Allemands durant la dernière guerre. 
La Pologne reconnaissante ... à l’Empereur qui lui redonna une identité entre deux longs effacements russes. Une légitimité qu’elle ne retrouvera qu’au traité de Versailles de 1919, pour la reperdre à nouveau durant la deuxième guerre mondiale, celle que l’on serait tenté d’appeler : la seconde.
Napoléon, non sans arrières pensées, dont celle de recruter des soldats, avait créé le Grand Duché de Varsovie, qui avec des annexions successives formèrent la Grande Pologne. Pour grand duc, il ne choisit pas un membre de sa famille, ou un proche, mais un prince saxon de talent : Frédéric-Auguste 1er.
Il ménagea le sabre et le goupillon intelligemment, en respectant la place essentielle de la religion et en instituant son code civil, base encore aujourd’hui du code civil polonais.
Et pour en finir avec les liens ténus, qui font des polonais de vrais francophiles, sans oublier Marie Curie au passage et ses deux prix Nobel, je finirai ma page blanche commencée sur un écran noir, par Frédéric CHOPIN.
Nous n’avons pas pu visiter sa maison de Zelazowa Wola, elle est fermée le lundi, dommage.
Depuis 2010, un musée CHOPIN est ouvert près de la belle avenue Nowy Swiat.

Le musée et institut Chopin
La présentation du grand homme et de son œuvre, est d’une grande richesse de détails.
 Personnellement, je remarque que c’est surtout le héros et le musicien polonais qui est mis en valeur. Plusieurs vérités sont tronquées : ses origines lorraines, la place de George SAND dans sa vie, ramenée à l’une de ses conquêtes féminines, alors qu’il est de notoriété qu’il ne fut pas attiré par les femmes. Mais moralité puritaine et catholique oblige en Pologne, il devait être présenté comme tel.
L’on doit également regretter l’absence de commentaires en français (ils existaient en 2011 et n'ont pas été rétablis). Je me suis permis de rappeler à l’accueil que c’était absolument anormal. CHOPIN est polonais bien sûr, mais il était aussi un musicien français. 
Son cœur est dans l’église Sainte-Croix toute proche, mais il est enterré au Père Lachaise à Paris.
Là, la Pologne n’est pas reconnaissante.
Jean-Luc le 25 mai




dimanche 21 mai 2017

Après une semaine



Je suis en retard d’une carte, elle résume le parcours de cette première semaine.

Partis bien en retard dimanche 14, nous avons rejoint la forêt d’Orient, un coin calme et typique de cette Champagne oubliée de l’Aube. Le lendemain, pour initier ces routes que nos grognards d’ancêtres ont parcourues avec leurs godillots à semelles de carton bouilli et à pied unique, nous voulions visiter le musée de Brienne-le-Chateau, dans cette école de cadets que fréquenta, à son arrivée de Corse, Napoléon Bonaparte. Pas de chance elle est « En travaux ». Il faudra revenir en 2018 !

Napoléon à Brienne en 1779
 Suivent Spire, Heidelberg et Eisenach, dont j’ai déjà parlé.

Vendredi et samedi, nous revenions lever deux déceptions d’un voyage de 2008 : à Leipzig le musée Bach qui était en construction et à Dresde la visite intérieure de la Frauenkirshe, cette superbe cathédrale rasée par les terribles bombardements de février 1945. Nos déceptions d’alors étaient d’une impudeur sans nom, quand on pense à ces 100 000 morts, victimes du phosphore que lâchèrent sur la ville les bombardiers alliés.
Cette lâche attaque, que les anglo-américains justifièrent seulement pour saper le moral des populations, enflamma l’oxygène de l’air, ne laissant aucune issue au moindre être vivant, même tapis au fond d’une cave. Ces deux visites furent sublimes de beauté et de pensées dédiées.

La Frauenkirche reconstruite pierre à pierre (en noir les pierres d'origine et replacées)     



Le maître autel, réplique de celui d'origine
 L’entrée en Pologne n’en finit pas d’alimenter notre imagination. La réalité n’est pas loin.

 Je pense à Papa, déporté STO à moins de 100 km de là dans les Sudètes et à son oncle Louis, mon parrain, prisonnier de guerre durant cinq ans en Poméranie proche.
A la traversée de ces forêts, je ne peux m’empêcher de visionner ces scènes de cinéma, montrant ces pauvres évadés, poursuivis par des soldats rageurs et leurs chiens furieux. Tels maîtres, tels chiens…
Nous filons maintenant à travers la plaine de la Grande Pologne, pays où encore une fois nous nous étonnons de voir ce dimanche matin, autant de croyants endimanchés, si nombreux que les retardataires suivent l’office du matin sur la place devant l’entrée. L’après midi, ils auront tout juste une place assise pour assister aux vêpres. Il est vrai qu’en mai, la dévote Pologne célèbre les communions solennelles… devenues si rares chez nous.
La Stary Rinek, ou Grand' Place de Poznan, ce dimanche


Demain, avant de plonger dans la bouillante Varsovie, nous ferons aussi un pèlerinage, celui de Zelazowa Wola. En 1810, y naissait le grand Frédéric CHOPIN. Gageons que les sonates et les nocturnes, enregistrées avant notre départ, sauront nous rapprocher plus de George SAND, qui nous est chère. Comme un peu de quiétude dans cette Histoire de brutes

Jean-Luc le 21 mai