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lundi 13 mai 2019

Suisse des trésors


Le carillon de la basilique Notre-Dame de Paray-le-Monial, a réveillé nos sains esprits du premier matin… nous étions déjà en route.
Il aura suffi d’enjamber notre beau Jura, pour arriver au pays des trains à l’heure, du vrai gruyère, des belles montres et des coucous, d’une nature si propre qu’on a toujours peur de la salir, des banques et du chocolat et puis j’oubliais le couteau suisse. Vous savez celui qui est moins bien qu’un vrai tire-bouchon, qu’un vrai poinçon, enfin peut-être aussi qu’un vrai couteau !
Nous avons toujours en fin de compte aimé la Suisse, et sans que ce compte en soit bancaire !
C’est la cinquième fois que nous faisons escale à Martigny et chaque fois pour la même raison : les sublimes expositions de la Fondation Gianadda ;
En 1973, deux frères architectes à Martigny, Pierre et Léonard GIANADDA, se heurtent à un site archéologique gallo-romain, sur un site où ils doivent construire une tour de 17 niveaux. Ils transforment leur projet en une idée de musée, afin de réunir ce qu’ils viennent de découvrir, enrichi des autres trésors des fouilles faites dans la ville.
Malheureusement Pierre GIANADDA décède en juillet 1976, dans un accident d’avion en Italie. Léonard décide alors de transformer leur projet en une fondation entièrement dédiée à l’art, en souvenir de son frère. Il finance lui-même le projet.
Ainsi chaque année deux expositions de peinture exceptionnelles sont présentées au public, s’ajoutant aux autres manifestations (concerts, sculptures,photos,…) et aux collections personnelles des deux frères.
Mais ce qui nous fait courir comme beaucoup d’autres (10 millions de visiteurs en 40 ans), ce sont ces fameuses expos temporaires réunissant sur même thème des œuvres souvent inconnues, sorties parfois des coffres des collectionneurs privés.
Cet été donc le thème est : « Les Trésors Impressionnistes », Degas, Cézanne, Monet, Renoir, Gauguin, Matisse..., de la collection danoise du collectionneur Wilheim HANSEN, aujourd'hui au musée Ordrupgaard de Copenhague.

 


Et nous y avons trouvé ce magnifique portrait de notre chère George SAND (... on y échappe pas !).


 Pour la petite histoire ce tableau peint à Nohant par Delacroix, représentait George assise, regardant inspirée, son amour Frédérique CHOPIN, jouant du piano près d'elle. 
Il ne fut jamais achevé, les deux amants s'étant séparés à leur retour de Majorque en 1839, Delacroix ne le reprit pas. 
Le tableau fut coupé en deux : CHOPIN est aujourd'hui au Louvre, George à Copenhague.

 Simultanément se tient une autre grande exposition de photos de Félix TOURNACHON, plus connu sous le pseudonyme de NADAR (1820-1910). 





En effet, son atelier a photographié tout ce que Paris a compté de personnalités artistiques à partir du milieu du XIXe siècle. Baudelaire, Delacroix, Courbet, Manet, Zola, Debussy et beaucoup d’autres ont posé devant son objectif.

Ah j'oubliais. Nous y avons retrouvé Victor, avec cette magnifique barbe fleurie, que nous retrouvions sur nos vieux billets de 5 franc.
Victor HUGO ne se fit pousser la barbe qu'à 69 ans, pendant son exil à Guernesey. 




Si vous passez un jour en Suisse, je vous recommande donc ce haut lieu du Valais, vous en reviendrez si riches.
Notez bien : LA FONDATION GIANADDA à Martigny dans le canton du Valais.




 Comme ce très beau "Coin de jardin à Éragny", de Camille PISSAR0 (1830 - 1930)

mercredi 8 mai 2019

" L'Europe ! l'Europe ! l'Europe ! " (*)




Notre migration annuelle se remet en route vendredi 10 mai, pour un nouveau grand tour de combi, vers l’Est cette fois. Nous prenons comme horizon, celui de la mer Noire et du delta du Danube. Nous devrions être de retour le 2 ou 3 juillet.
Les routes les plus directes n’étant pas notre fort, nous prendrons comme le montre la carte quelques chemins de traverses, au grès du temps et de nos découvertes. Néanmoins la feuille de route a retenu quelques incontournables pour satisfaire notre insatiable curiosité et nos restes de capacités d’émerveillement.
Nous vous invitons aux places de passagers si cela vous intéresse et si nous sommes suffisamment « intéressants » (le mot me gène un peu), pour vous retenir au rythme d’une page sur ce blog, tous les deux ou trois jours.
En attendant, vous pouvez toujours aller visiter nos pages précédentes.

Alors à bientôt !

(*) Discours du Général de Gaule du 14 décembre 1965
" Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l’Europe !", "l’Europe !", "l’Europe !", mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. »

Désolé Charles, vous n'y avez jamais cru, nous si ! ... dans l'attente des résultats du vote  du 26 mai. En espérant que nos voix par procuration viendront s'ajouter à celles de la raison et de la sagesse pour un Monde meilleur.

jeudi 25 avril 2019

George SAND et Victor HUGO



Notre passion pour George SAND, ne nous éloigne pas pour autant de notre cher Victor HUGO.
L’incendie la semaine dernière de Notre-Dame de Paris, nous a rappelé à son bon souvenir et à ses alertes dès 1831, sur l’état désastreux alors de la cathédrale.
Il eut cette extraordinaire vision d’un incendie au chapitre IV de son roman « Notre-Dame de Paris », par ces mots :
« Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée ».
Nous mettrons lundi prochain, le cap sur l’île de Guernesey, deuxième « pélerinage » après 2006, à la redécouverte de son exil et de sa maison de Hauteville, rénovée et inaugurée en ce début du mois d’avril.
Georges SAND (1804-1876) et Victor HUGO (1802-1885) ne se sont jamais rencontrés. Durant leurs ascensions littéraires, l’un comme l’autre se sont détestés. Victor disait que George ne savait pas écrire et George malgré son admiration, le trouvait grandiloquent et « le plus bavard des poètes sublimes ».
Après le coup d’état du futur Napoléon III le 2 décembre 1851, et qui contraindra Hugo à fuir vers Bruxelles, puis à l’exil dans les îles Anglo-normandes, ses opinions s’orientèrent vers les idées les plus progressistes, lui l’ancien royaliste soutien du roi Louis-Philippe.
Georges SAND, baronne DUDEVANT, égérie de la révolution de 1848, socialiste extrême malgré son ascendance noble, s’accommodera de son exil intérieur à Nohant.
Ce n’est pas une querelle littéraire qui rapprocha ces deux monuments de la littérature. Mais ce fut la mort tragique de Léopoldine, la fille aînée et chérie de Victor HUGO le 4 septembre 1843 et celle de Nini, la petite-fille adorée de George SAND en 1855.
Alors une correspondance suivi s’initia et ce jusqu’à la disparition de George.
Un disque CD a été édité en 2010, qui reprend merveilleusement leurs échanges épistolaires, admiratifs l’un de l’autre, aimables, intelligents, passionnés, voir amoureux.
Victor HUGO écrira l’éloge funèbre de George SAND, que lira Paul MEURICE, ami des deux écrivains, le 10 juin 1876 dans le petit cimetière de Nohant.
« Je pleure une morte, et je salue une immortelle. Je l'ai aimée, je l'ai admirée, je l'ai vénérée ; aujourd'hui dans l'auguste sérénité de la mort, je la contemple. »
L’on imagine ce qu’aurait été, malgré leurs invitations respectives qui jamais ne se réaliseront, leur rencontre. Qui aurait ouvert son lit à l’autre ?...
Là reste la magie de l’imagination et de la poésie...



lundi 24 décembre 2018

Vers des temps difficiles.



La société bouge des inquiétudes qui s’annoncent, c’est naturel. Comme les petits animaux fuient instinctivement avant un séisme.
Les climato-sceptiques, ne peuvent que reconnaître leurs erreurs, voire leur ringardise, les plus puissants d’entre-eux (les politiques, les lobbies et certains industriels), ont fait perdre une bonne dizaine d’années à l’humanité.
Je suis de plus en plus convaincu que les politiques actuelles n’arriveront pas à redresser la dérive des bouleversements climatiques « en marche » (tien, tien !...). Les grandes messes internationales, les COP 21, 22, 24, etc.. ont beau se terminer par des accords et des conventions, ils ne sont pas respectés par les signataires, la France entre autres.


Les puissances financière qui nous gouvernent ont trop à perdre, dans leur enrichissement à courts termes. Le système capitaliste, basé sur la croissance perpétuelle, est incompatible avec les mesures écologiques à prendre dès maintenant.
Comment des fournisseurs d’énergie comme les sociétés pétrolières par exemple, peuvent prôner une baisse des consommations ?
Encore une fois je commence l’année 2019 dans l’inquiétude de l’avenir, désolé...
Depuis le début des années 70, je suis intéressé par les phénomènes les plus aigus touchant notre environnement. Je ne riais déjà pas en écoutant René DUMONT et son verre d’eau. 
Selon un grand nombre de scientifiques, les années 70-80 étaient les dernières qui nous permettaient de juguler la progression des taux de gaz à effet de serre libérés dans l’atmosphère.
Maintenant nous sommes dans une courbe de progression exponentielle de ces concentrations, amplifiées sans doute par la libération du méthane des régions polaires.
Nos voyages nous démontrent que tout s’accélère : la fonte des glaciers des Alpes et des Rocheuses, la fonte de la banquise du Groenland, les températures anormales du Grand Nord, la diminution des neiges éternelles,  les pollutions des grandes villes, etc....
Et pour aller voir tout ça, pour pouvoir photographier et raconter à notre retour, nous polluons c’est vrai. Nous compensons chaque année notre bilan carbone auprès du GERES, (voir http://www.geres.eu)... c’est déjà ça.
Nous n’imaginons pas les désastres qui nous attendent dès ces prochaines décennies : canicules, ouragans, inondations, remontées des eaux bien entendu.. Sans oublier l’énorme migration des populations africaines et sud américaines vers le nord, fuyant vers le nord, pour simplement survivre conformément à l’article 13 alinéa 2 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, qui dit que :
 Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
À cela s’opposeront des dictatures voulues par la médiocratie des mouvements extrêmes, racistes, égoïstes, intolérants, ignorants...
L’on ne pourra pas dire à nos petits-enfants que l’on ne savait pas ! 

Alors quoi faire ?

De ma modeste place, je me sens impuissant, comme la plupart des bonnes volontés qui me lisent. Moins rouler, moins manger de viande, composter, trier, faire des économies d’énergie à la maison, nous le faisons tous !
Ne plus voyager, ou voyager autrement, certainement. Crier et écrire, témoigner de ce que l’on a vu...

Il faut se bouger. Signons tous la pétition de "l’affaire du siècle"
 voir https://laffairedusiecle.net/

Nous Citoyens du Monde,  devons exiger de nos gouvernants, qu'ils agissent efficacement et d’urgence pour sauver notre planète, nous les payons au moins pour ça !