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vendredi 9 juin 2017

Sur la route, quelques personnages



Voyager, c’est s’immerger dans tout ce qui constitue le pays : sa géographie, son histoire, ses habitants, leurs vies, leurs langues et tant d’autres choses. Et puis il y a les rencontres ; les rencontres réelles, mais elles sont souvent limitées par la langue, sauf si l’interlocuteur est anglophone (l’anglais, ce passe-partout universel). Et puis il y a les découvertes et leurs parts de hasard.
Les noms qui me venaient à l’esprit au sujet de la Finlande, avant de préparer ce voyage, c’étaient Ari VATANEN, le champion de rallyes (mais la discipline n’est pas ma tasse de thé), Pavoo NURMI (une idole de la course de fond, comme je l’ai aimée), je connaissais de nom l’architecte Alvar AALTO (le LE CORBUSIER finlandais) et bien sûr Jean SIBELIUS le grand musicien, sa symphonie Finlandia et surtout sa Valse triste.
Cela faisait peu…
 
Pavoo NURMI, grand champion d'avant-guerre

Depuis lundi, nous nous sommes « plantés » devant la maison de naissance de Jean SIBELIUS à Hämeenlinna, fermée malgré les indications du Routard. Précédemment à Turku, nous avons été privés du musée SIBELIUS, fermé le lundi. 
 
Jean SIBELIUS
 
Devant sa maison natale à Haamenlinna
 Mais aujourd’hui enfin, nous avons eu le grand plaisir de visiter sa maison, celle où il passa la majeure partie de sa vie et où il composa toutes ses magnifiques œuvres.
C’est au bord du lac de Tuusula, à environ 30 km au nord d’Helsinki. Ce lieu est magique, pour avoir réuni plusieurs grands noms de la littérature et de la musique donc, au tournant du XXème siècle.
Les demeures et ateliers se visitent, dans cette atmosphère si particulière aux maisons d’écrivains, telles que nous les connaissons chez nous. Celles de Jean SIBELIUS et du peintre Pekka HALONEN, recréèrent cette magie là. 
 
Le lac de Tuusula, 3à km au nord d'Helsinki
 
Le piano de Jean SIBELIUS, dans sa maison
 
La maison massive de Pekka Halonen
 
Son sauna et le ponton pour plonger dans le lac
La magnifique maison de ce dernier, idéalement située en surplomb du lac, permet (après avoir mis des sur-chausses) d’admirer une bonne trentaine de ses toiles dans l’authenticité d’une maison faite de troncs assemblés et de parquets rustiques cirés. Y sont également exposées des toiles de ses amis, dont celles de deux autres peintres finlandais que nous avons beaucoup aimés : Albert EDELFELT et Askeli GALLEN-KALLELA.

 
Sépulture d'un enfant dans le golfe de Finlande par Albert EDELFELT

Tous ces grands hommes viennent nous dessiner, mieux qu’une simple esquisse, l’idée que nous garderons de ce pays.
Mais autre réelle découverte, celle de l’homme providentiel qui a fait ce pays de manière moins romantique sans doute, que tous ces artistes : le maréchal baron Carl MANNERHEIM (1867 – 1951).
 
La statue équestre de MANNERHEIM, devant le Parlement
 Cet ancien général de l’armée du tsar Nicolas II, peu amène pour les bolcheviques en 1917, viendra prendre d’une main de fer la présidence de la toute jeune nation finlandaise en proie à la guerre civile en 1918.
Il renforce la défense du pays à la frontière russe, connaissant bien les vues expansionnistes de son voisin. Staline tente d’envahir la Finlande en 1939, profitant du Pacte germano-soviétique. Il trouve face à lui MANNERHEIM. C’est la Guerre d’Hiver.
Cette guerre difficile cristallisera l’identité nationale et renforcera l’idée de résistance.
Berlin rompt le pacte, le Reich attaque à l’est. MANNERHEIM doit, pour ménager « la chèvre et le choux » devenir un partenaire (et non un allié) de l’Allemagne.
MANNERHEIM refuse de soutenir la prise de Leningrad, craignant un retournement des soviétiques qui serait fatal à l’existence de son pays. Il négocie en 1944, comme nouveau président, l’armistice avec les alliés, pour éviter toute occupation, qui aurait été soviétique et déclare le pays neutre.
Sans cet homme d’envergure, la Finlande n’existerait pas. Le 6 décembre prochain, elle fêtera les 100 ans de son indépendance.

Jean-Luc le 7 juin

jeudi 8 juin 2017

Premiers jours finlandais



Plusieurs jours sans blog et l’on chuchote déjà à l’abandon …
Loin de là, dans ce pays la Finlande, que l’on dit à 100% wifi, il y a de grandes zones blanches, comme par exemple, les terrains de camping malgré leurs prix prohibitifs.
Ce soir mardi 6 juin, nous avons donc décidé d’installer le camp à la sauvage. Après un premier établissement sur le parking bien enherbé d’un grand cimetière, perdu en pleine campagne. Il a fallu évacuer vers 23 h, un délateur sans doute choqué de nous voir là, avait averti la police. La seconde installation en pleine forêt sera plus sereine.

Dimanche dernier, nous avons failli rester à quai 24 heures, faute de place dans les ferries des deux premières compagnies consultées, entre Tallin et Helsinki.
Traverser le Golfe de Finlande ne demande que trois heures. Il n’y a que 80 km entre Tallin et Helsinki.
En vue d'Helsinki
 Nous voici donc en Finlande. Nous en parlions depuis novembre 1983…
L’impression première est bonne, y vivre deux années à l’époque nous aurait bien plu je crois. Tout y semble bien organisé, ordonné et propre. Même l’herbe semble plus propre que chez nous !

Des fermes soignées

 Un sujet qui trop souvent alimente nos conservations en France : la circulation routière et les radars. Ici c’est simple, il y en a partout. Rouler, demande une vigilance souvent au dessus de nos capacités de latins. Les limitations de vitesses sont continuellement changeantes, à 80, à 60, puis à 30, 40 et j’en passe. Nous constatons qu’ici la conduite est une discipline bien assumée, nous pourrions en prendre de la graine.
Nous n’avons pas encore vu de fanfarons, jouer à la roulette russe entre dépassements interdits et excès de vitesse. Les amendes sont là pour les rappeler à la raison. Le Guide du Routard, cite par exemple un excès de vitesse d’un suédois, qui circulait à 67 km/h dans une zone à 30 km/h. Résultat, une amende de 20 000 € Oups !
Mais là n’est pas le sujet principal.
En débarquant, nous avons choisi de changer de programme et de rejoindre directement Turku (à 180 km à l’ouest), plutôt que d’être lundi à visiter Helsinki, jour de fermeture des musées en Finlande. Nous y reviendrons dans deux jours.
Si dimanche fut ensoleillé, lundi nous nous réveillons sous une grosse pluie et un plafond bas. Ce sera ainsi toute la journée.
Qu’importe cette ville aura été un vrai plaisir à visiter, même … trempés.
Nous avons beaucoup aimé le château médiéval, remanié à la Renaissance. Après six incendies au cours des siècles et un bombardement par les Soviétiques en 1941, il a été totalement reconstruit et réaménagé et meublé durant les années 1960.
Mais les photos sont plus bavardes.


Le château médiéval de Türku

 
Une chambre XVIIIè - voir le lit gigogne -
De beaux objets
 
Un ancien ferry, tient lieu aujourd'hui d'auberge de jeunesse
La photo s'imposait

 Nos pas mouillés, nous ont conduit au musée de plein air. Il s'agit d'un ensemble de maisons traditionnelles en bois qui ont échappé aux bombardements de la dernière guerre. Y sont installés des artisans, qui montrent le savoir-faire traditionnel des vieux métiers.


Une gantière, travaillant les cuirs et la laine de mouton
Une belle échappée vers la pluie

 Mardi, lever sous le soleil. La route nous emmène le long de la côte nord, vers deux petites villes : Naantali et Rauma, classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, pour leurs entrelacs de rues et de ruelles, construits de maisons de bois des XVIIème au XIXème siècle, comme nous en avions visité au musée de plein air de Turku la veille.


Dans le port de Naantali
 
Le respect de la nature avant tout ' à Naantali)

La ville de Rauma, un puits et une fausse patiente

La tournée du facteur à Rauma

Une belle maison XVIIIe

 Demain nous rejoindrons la capitale, à travers cette belle campagne de grandes cultures, les céréales n’y font que quelques centimètres, alternant avec des forêts de bouleaux, de pins et de sapins (mais ce n’est qu’un aperçu des grandes longueurs à venir). Quant aux sous-bois, ils sont tapissés de muguet, tout juste en fleur.



Jean-Luc le 6 juin

samedi 3 juin 2017

Tallinn, dernier jour en Estonie



Déjà 4 600 km au compteur, soit plus du tiers du parcours.
Installés à 25 km de Tallinn, dans un très agréable terrain de camping (le meilleur depuis notre départ),  c’est en train que nous avons décidé d’aller découvrir la capitale de l’Estonie. 
 
Des rames neuves, similaires à nos T.E.R.
Contrairement au « groupe Taugourdeau », si je peux me permettre, c’est sous un beau soleil que nous avons passé la journée.
Leur très intéressant blog, que nous suivons (http://voyageaucapnord.canalblog.com/) pas à pas, montre des rues désertes et des parapluies, lors de leur visite hier.
Aujourd’hui samedi, Tallinn était en fêtes (musiques, animations médiévales et beaucoup de touristes).
 
Les rues animées de touristes et de badaux
 
Le Raekoja et l'ancien hôtel de ville
 
Et tout la haut en girouette, le "Vieux Thomas"
Et ses belles gargouilles

Aujourd’hui, petit post avec des photos.
 
La valeur n'attend pas les années
 
Un big band, très big,  juste et décontracté

Même sans voir la partition (le guitariste)
 
Toujours la tête en l'air vers les pinacles
Nous avons assisté à un beau concert choral dans l'église du Saint Esprit
Et son très beau triptyque du XVIème
 
Quelques belles portes
 
Quelques exemples Art Nouveau, comme cette maison dîte ... du voyeur
 Des questions ?
-          Que mangeons-nous, que buvons-nous ?
o   Nos repas restent très frugaux et basiques : salades, thon, pâtes, etc… le combi nous permet de préparer confortablement notre petite popote. Pour la boisson, nous adoptons l’eau minérale. Les approvisionnements se font dans les nombreux supermarchés, rencontrés en route. Et puis de temps en temps, (en fait ces jours de visite des grandes villes), nous déjeunons au restaurant, d’un plat local et d’une bière. Elles sont toutes depuis notre départ excellentes.
-          Comment nous repérons-nous ?
o   A la carte, conjuguée à la boussole parfois et pour les dernières approches (terrains de camping un peu perdus) au GPS.
-          Et le coût de la vie ?
o   Les prix en Pologne et dans les Pays Baltes sont inférieurs d’environ 15 à 25% aux nôtres. Le carburant en Pologne, en Lituanie et en Lettonie l’est tout autant. Nous avons vu en Lituanie, des tarifs de diesel, inférieur à 1 €. Les terrains de camping sont dans ces quatre pays entre 18 à 25 €. Par contre nous savons que la facture va vite augmenter, dés notre traversée demain vers la Finlande.

Voila donc pour les dernières nouvelles.
Ah, un autre point. Avec les jours qui avancent vers le solstice d’été et notre avance vers le Grand Nord, les jours s'allongent et les nuits se raccourcissent ( ! ).
Aujourd’hui, il fera tout juste nuit vers 23 heures et comme ce matin, grand soleil à 5 heures.
 
Une dernière vue de la vieille ville, du haut de ses remparts
 
Et j'aurai pu, depuis la Pologne vous parler de l'importance des fleurs

Jean-Luc ce 3 juin